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UN POÈME QUI DANSE AVEC L'ALLÉGRESSE DE LA VIE

8 Décembre 2013 , Rédigé par Vanille LN

UN POÈME QUI DANSE AVEC L'ALLÉGRESSE DE LA VIE

"Je suis quelqu'un qui a toujours eu beaucoup de chance dans la vie, j'ai été créé pour apporter de la joie, et j'ai été bien aimé. Mon inventeur, Alexandre Calder, m'a construit en deux parties. Je suis bien solide sur mes trois jambes en métal. Elles sont colorées en orange. Mes bras sont jaunes, bleus, rouges et noirs, et toujours en mouvement. Alexandre Calder a inventé cet équilibre qui me rend à la fois fort et léger. J'appartiens à une grande famille, celle des Stabiles. Nous avons chacun notre personnalité. Certains sont immenses, d'autres minuscules. Moi, je suis tout petit. Mon créateur était fier de moi, de ma joie de vivre. Dans ma famille, il y avait un autre Stabile dont je me sentais très proche. C'était un être libre et joyeux, mais avec cette chose en plus qu'on appelle la grâce. Il avait un corps plus élancé que le mien, d'un bleu foncé élégant. Alexandre Calder lui avait dessiné de jolies volutes, ses bras étaient jaunes et rouges. Dans l'atelier, il nous avait installés côte à côte. Nous nous aimions beaucoup. On s'amusait comme des fous. Parce que l'autre était là, nous étions plus amusants, plus malins, plus optimistes.

Chacun était meilleur en compagnie de l'autre."

Les deux Stabiles furent exposés à Paris et New-York, ils voyagèrent énormément, toujours ensemble, comme des inséparables. Confiés à un marchand d'art pour être vendus, celui-ci les sépare et échange leurs bras par erreur...

Le petit Stabile a de la chance, il est acheté par un collectionneur passionné, dont il devient le confident, qui joue avec lui et le fait danser avec tendresse, en l'appelant "Mon petit Calder". Mais son ami Stabile lui manque toujours, douloureusement, et il ne cesse de s'inquiéter de son sort, de se demander s'il le reverra.

Et un jour...

On suit avec autant d'intérêt que d'émotion les aventures et pérégrinations de ce petit Stabile, l'histoire vraie de cette œuvre racontée avec beaucoup de sensibilité et de poésie. On se balance, on vibre, on danse, on souffre, on s'inquiète, on se réjouit, à l'unisson de ce "petit Calder", léger et fort, aérien et solide, amusant et mélancolique.

Ce bel album aux couleurs vives et aux dessins évocateurs est une merveilleuse initiation à l'art, une invitation au voyage dans l'univers singulier et exceptionnel d'Alexandre Calder avec, à la fin du livre, quelques repères biographiques pour situer l'artiste et une présentation avec photos de ses œuvres emblématiques pour prolonger la lecture et donner envie de découvrir le monde poétique qu'il n'a cessé de créer. Les éditions Palette, grâce à la plume de Colombe Schneck et au crayon d'Iris de Moüy, réussissent avec subtilité, finesse et poésie à offrir aux petits et aux grands un livre inspiré, didactique sans être scolaire, intelligent sans être pédant, cultivé sans être abscons, à l'image de l'œuvre d'Alexandre Calder.

"Un poème qui danse avec l'allégresse de la vie et de ses surprises."

Colombe Schneck, née en 1966, est écrivain, récompensée par plusieurs prix littéraires pour ses romans L’increvable monsieur Schneck (prix Murat 2007), Sa petite chérie, Val de Grâce (grand prix de l’héroïne Madame Figaro), Une femme célèbre (prix Anna de Noailles de l’Académie française). Son dernier roman, La Réparation (Grasset), aborde la question de la Shoah de façon très personnelle. Elle est aussi journaliste et productrice pour la radio et la télévision. Colombe Schneck vit à Paris.

Iris de Moüy a publié de très nombreux ouvrages. Chez hélium, elle est l’auteure-illustratrice de Mes couleurs, Mes affaires, Les Vacances de Félix et Ella et de En route pour la tour Eiffel. À l’école des loisirs, elle a publié Mon chien Pompon, La Pomme de Pompon, Bonne nuit Pompon, Honoré de la tête aux pieds, Les Lapins rouges n’existent pas et Honoré à toute allure. Elle travaille également régulièrement pour la presse féminine et la mode.Iris de Moüy vit à Paris.
UN POÈME QUI DANSE AVEC L'ALLÉGRESSE DE LA VIE

Alexandre Calder est né en 1898, près de Philadelphie aux Etats-Unis. Son père est sculpteur, sa mère peintre.

Après son diplôme d'ingénieur, Calder exerce plusieurs métiers : ingénieur dans l'automobile, chronométreur dans un camp de bûcherons et pompier sur un navire.

En 1924, il devient illustrateur de bandes dessinées.

En 1926, il s'installe à Paris et donne les première représentations de son Cirque. Il fait la connaissance des grands artistes de l'époque tels que Jean Arp, Fernand Léger, Joan Miro et Piet Mondrian.

C'est en visitant à l'automne 1930 l'atelier de Mondrian, couvert de rectangles de couleurs, que Calder a l'idée de créer des sculptures légères. Il expose ses premiers mobiles dans la galerie de Pierre Matisse à New-York en 1934.

En 1943, le Museum of Modern Art à New-York organise la première grande exposition consacrée à son oeuvre.

Il obtient en 1952 le premier prix de sculpture à la Biennale de Venise.

Première rétrospective de son oeuvre au Whitney Museum de New-York en octobre 1976.

Il meurt en novembre 1976 à New-York.

Mobile, Tableau et Stabiles de CalderMobile, Tableau et Stabiles de Calder
Mobile, Tableau et Stabiles de Calder

Mobile, Tableau et Stabiles de Calder

Merci à Babelio et à son opération MasseCritique qui m'ont permis de recevoir et de lire ce livre (www.babelio.com)

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