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LA PUISSANCE DISCRÈTE DU HASARD...

22 Décembre 2014 , Rédigé par Vanille LN

LA PUISSANCE DISCRÈTE DU HASARD...
Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend « nécessaire » ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ? Si l’on connaît Marcel Cerdan, l’amant boxeur d’Édith Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. «Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarante-huit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit.»

"Un concours infini de causes détermine le plus improbable résultat. Quarante-huit personnes, autant d'agents d'incertitudes englobées dans une série de raisons innombrables, le destin est toujours une affaire de point de vue. Un avion modélisé dans lequel quarante-huit fragments d'histoires forment un monde. Un sondage mouvant et précipité dépassant par sa description le conformisme même des études. Une recension d'hommes, de femmes. […] Des vies, minuscules et immenses..."

Des quarante-huit victimes du crash du Constellation, la postérité a principalement retenu Marcel Cerdan ; ses victoires sur le ring redonnaient force et courage à la France, son idylle avec Edith Piaf faisait croire au grand amour et sa mort fut donc vécue comme une véritable tragédie nationale. Mais ses quarante-sept compagnons d'infortune méritaient tout autant qu'on s'intéresse à leurs histoires singulières et à leur destin commun. C'est à cela que s'est attaché Adrien Bosc en reconstituant les itinéraires de tous et de chacun, entremêlant les récits de vie aux avancements de l'enquête – même si celle-ci n'a jamais permis de déterminer les causes du drame des Açores. L'épave de l'avion devient un théâtre d'ombres, le centre de convergence de destins fauchés et de tragiques coïncidences et nous révèle d'étonnants parcours de vie car si l'avion était en 1949 encore un luxe, on n'y trouvait pas moins des personnes fort différentes. Ainsi, aux côtés du célébrissime Cerdan, de la violoniste prodige Ginette Neveu et du créateur des produits dérivés Disney, siégeaient une ouvrière de Mulhouse qui faisait son baptême de l'air, un mari en chemin pour se réconcilier avec son épouse, une jeune Française qui s'est sortie d'un grave accident, ou bien encore cinq bergers basques partis tenter leur chance au Far West ! Des vies plus ou moins ordinaires transfigurées en des destinées extraordinaires et tragiques...

Dans ce récit magnifiquement maîtrisé autant que dans le drame, c'est toute une constellation de destins promis à des avenirs divers et variés qui s'entrechoquent. Chaque vie, célèbre ou non, médiatique ou anonyme, aura laissé dans le crash des souvenirs, des bribes d'événements, des projets, des désirs. L'enquête aussi minutieuse et précise que poétique d'Adrien Bosc nous emporte pour un voyage subtil et passionnant dans le passé, dans les existences de chacun des personnages et dans l'archipel des Açores qui ne devait être qu'une escale et qui aura été l'ultime destination des quarante-huit passagers du Constellation...

Les événements prennent parfois "la forme d'un de ces nombreux hasards objectifs, omniprésents, invisibles à nos yeux jusqu'à leur rapprochement, tout comme ces astres scintillants dans le ciel, agglomérés en constellation par l'œil et l'esprit. […] Coïncidence forcée ou force du destin, nul ne sait, sinon qu'à ce jeu des dates, les plus incroyables associations naissent."

LA PUISSANCE DISCRÈTE DU HASARD...
Né en 1986, Adrien BOSC est écrivain et éditeur. 

Fondateur des Éditions du Sous-Sol qui publient les revues "Feuilleton" et "Desports", il a reçu pour son premier roman Constellation le prix littéraire de la Vocation ainsi que le Grand Prix de l'Académie Française.
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(ÉNIÈME) RÉCIT DE GALÈRE D'UNE JEUNE PROF

7 Décembre 2014 , Rédigé par Vanille LN

(ÉNIÈME) RÉCIT DE GALÈRE D'UNE JEUNE PROF
"«Sur le quai de la gare Saint-Lazare, entre trois grosses valises et une poignée de pigeons, je reste étourdie.
Après des dissertations de sept heures, une maîtrise imparable de l’exophore mémorielle, une science sans faille de l’évolution des sons [aü] et [eü] au XVIIIe siècle, une acquisition sûre de la notion de valence et d’analyse actancielle, une compréhension intime des hypotyposes, une fréquentation assidue du Canzionere de Pétrarque, l’Éducation nationale m’expédie dans les tréfonds de l’Ouest, au cœur de la Haute-Normandie, entre les départementales D32 et D547, à Saint-Bernard de l’E., au collège des 7 Grains d’Or, au beau milieu des champs de maïs.»
Douglas, Jordan, Jeffrey, Kelly, Charlotte et quelques autres seront les premiers élèves de cette enseignante envoyée dans un collège de campagne. Des élèves tour à tour exténuants et attachants, qui ont perdu leur culture rurale et ressemblent étrangement aux enfants des villes. À côté des cours, il y aura aussi la formation de l'IUFM, hilarante à force d'inepties, qui tient à tout prix à transformer les 'parents d'élèves' en 'géniteurs d'apprenants'. "

Comment ? ENCORE un livre de jeune prof débutante confrontée aux difficultés du métier d'enseignant ?! me direz-vous. Et vous aurez raison.

Rien d'étonnant, rien de surprenant, rien qui n'ait déjà été vécu, raconté, écrit, publié sur le sujet dans ce récit qui vient seulement s'ajouter à l'énorme pile des articles, tribus et bouquins qui l'ont précédé.

Et l'on retrouve donc notre jeune prof intello, inexpérimentée, tout juste sortie de sa fac et de son concours, parachutée non pas cette fois-ci dans un établissement de banlieue (ce sera pour l'année suivante) mais dans un collège normand perdu au milieu de nulle part. Qu'importe, les désillusions et les galères seront les mêmes, les élèves de la "campagne provinciale" n'étant guère différents de ceux du 9-3. Même niveau catastrophique, mêmes problèmes de vocabulaire, de culture et de discipline, mêmes parents démunis et démissionnaires.

Sans oublier bien évidemment l'inévitable chronique des cours à l'IUFM, institution surréaliste s'il en est, tellement plus proche d'une pièce de Ionesco que de la réalité d'une salle de classe, avec son lexique délirant et abscons, ses "conseils" totalement décalés et impraticables, ses ateliers inutiles et verbeux. Là non plus rien de détonnant, d'original ou de révolutionnaire, juste une série de constats largement partagés et vainement répétés. Contrairement à la quatrième de couverture, je n'ai perçu dans ce livre ni héroïsme ni comique ni espoir. J'y ai lu de la résignation, les efforts désespérés pour se raccrocher à une amitié ou un élève touchant "malgré tout", l'attente que l'année passe et se termine enfin, l'aspiration à changer d'établissement l'année suivante.

On comprend qu'Emmanuelle Delacomptée ait eu besoin d'écrire ce qu'elle a vécu, comme thérapie, pour ne pas devenir aussi déjantée que l'institution dans laquelle elle exerce, pour elle-même. Mais les vies de jeunes profs se suivent et se ressemblent, et celle-ci ne fait pas exception. Mêmes causes, mêmes constats, même inanité.

(ÉNIÈME) RÉCIT DE GALÈRE D'UNE JEUNE PROF
Emmanuelle Delacomptée-Dugain est née en 1981 à Sartrouville. Elle enseigne le français depuis 2005, et travaille aujourd'hui en Seine-Saint-Denis, après une expérience en Normandie. Elle est par ailleurs lectrice aux éditions Gallimard.
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IL Y A TELLEMENT DE MORTS LÀ-BAS...

7 Décembre 2014 , Rédigé par Vanille LN

IL Y A TELLEMENT DE MORTS LÀ-BAS...
"Ladydi, quatorze ans, est née dans un monde où il ne fait pas bon être une fille. Dans les montagnes du Guerrero au Mexique, les femmes doivent apprendre à se débrouiller seules, car les hommes ont les uns après les autres quitté cette région pour une vie meilleure. Les barons de la drogue y règnent sans partage. Les mères déguisent leurs filles en garçons ou les enlaidissent pour leur éviter de tomber dans les griffes des cartels qui les « volent ». Et lorsque les 4X4 patrouillent dans les villages, Ladydi et ses amies se cachent dans des trous creusés dans les arrière-cours, pareilles à des animaux qui détalent pour se mettre en sécurité. Alors que la mère de Ladydi attend en vain le retour de son mari, la jeune fille et ses amies rêvent à un avenir plein de promesses, qui ne serait pas uniquement affaire de survie." 

Elles s'appellent Paula, Maria, Estefani et Ladydi. Elles sont adolescentes et habitent dans un petit village perché dans les montagnes du Guerrero, au sud du Mexique, un "trou-perdu-et-oublié-de-Dieu-et-aussi-chaud-que-l'enfer". Tous les hommes sont partis vers le nord, attirés par les promesses de vie meilleure aux Etats-Unis, de l'autre côté du Rio Grande. «Sur nos montagnes il n’y avait pas d’hommes. C’était comme vivre dans un endroit sans arbre. (…) Nos hommes traversaient la rivière jusqu’aux Etats-Unis. Ils trempaient leurs pieds dans l’eau, puis entraient dedans jusqu’à la taille, mais ils étaient morts lorsqu’ils arrivaient de l’autre côté. Dans cette rivière, ils se défaisaient de leur femme et de leurs enfants et entraient dans le grand cimetière américain.»

Plus d'hommes au village, cela veut dire plus personne pour protéger les femmes et les filles des criminels, des trafiquants. Il faut alors trouver d'autres stratégies, faire passer les filles pour des garçons – tant que cela est possible – puis les enlaidir afin d'éviter qu'elles ne soit enlevées et revendues sur le marché noir, on creuse des trous dans la terre pour que les jeunes filles puissent s'y terrer à la moindre menace.

Dans son deuxième roman, Jennifer Clement invite le lecteur dans la vie quotidienne de cette communauté de femme, aux côtés de Ladydi dont le destin semble déjà tout tracé et irrémédiablement appelé à basculer dans l'horreur. "Il y a tellement de morts là-bas qu'on ne les retrouvera jamais vivants"...

Dans un décor désolé, sur fond de trafic de drogues, d'enlèvements, de meurtres, de mensonges, ce roman dur, violent, âpre, tente d'entraîner le lecteur dans son atmosphère pesante et singulière sans y parvenir vraiment. On peine à s'attacher aux personnages et à s'intéresser à leur destin, malgré le réalisme du récit. Sans doute leur manque-t-il un peu de psychologie et de profondeur pour nous bouleverser et nous emporter dans leur histoire...

IL Y A TELLEMENT DE MORTS LÀ-BAS...
Née en 1960 à Greenwich dans le Connecticut, Jennifer CLEMENT est un écrivain américain vivant au Mexique. Son pays d'adoption sert d'ailleurs de décor à son roman Prières pour celles qui furent volées (Prayers for the Stolen), ouvrage pour lequel elle a reçu une bourse en littérature du National Endowment for the Arts en 2012.
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UN POLAR VIRTUOSE

7 Décembre 2014 , Rédigé par Vanille LN

UN POLAR VIRTUOSE
"Moscou, 1948. Alors que le violoniste virtuose Ilja Grenko quitte la salle de concert sous des tonnerres d’applaudissements, son stradivarius à la main, il est arrêté et conduit à la terrifiante Loubianka, le siège du KGB, sans comprendre ce qu’on lui reproche. Après des jours de privations, d’humiliations et d’interrogatoires, Ilja signe des aveux absurdes qui le condamnent à vingt ans de goulag, après qu’on lui a promis que sa femme Galina et leurs deux très jeunes enfants ne seront pas inquiétés. Mais sa famille est envoyée en exil au bout du monde, dans un enfer à ciel ouvert, le Kazakhstan. Le violon de Grenko d’une valeur inestimable disparaît à jamais. Deux générations et quelques meurtres plus tard, le petit-fils de Ilja, Sasha, se met en quête du stradivarius et apprend les heures les plus sombres de l’histoire de sa famille, broyée par le régime totalitaire et ses hommes de main, indifférents à toute dignité humaine."

Arrêté à la fin d'un concert au Conservatoire Tchaïkovski, le violoniste virtuose Ilja Grenko est emmené dans les locaux de la Loubianka, la police secrète. Torturé, on le force à avouer des crimes imaginaires et à signer des aveux aberrants dont il espère qu'ils vont au moins sauver sa femme et ses deux fils mais qui le condamnent à vingt ans de goulag. En perdant sa famille et sa liberté, il perd aussi son violon, un exceptionnel Stradivarius offert par le tsar à l'un de ses aïeux et conservé malgré le régime communiste. Alors qu'il est prisonnier dans un camp de travail, ses proches, exilés au Kazakhstan le croient en fuite à l'étranger.

Soixante ans plus tard, le petit-fils d'Ilja, Sacha, informaticien brillant, reçoit un appel téléphonique de sa sœur, qu'il n'a pas revue depuis près de vingt ans. Suite à la mort accidentelle de leurs parents, peu de temps après leur arrivée en Allemagne, Viktoria a été adoptée tandis que Sacha était envoyé en foyer. Avant même qu'elle ne puisse lui expliquer la raison de cet appel inattendu, elle est assassinée sous ses yeux dans le club où elle joue du piano. Dans une consigne de gare, Sacha récupère un sac en nylon qui contient un dossier rassemblant des photos et des documents concernant leur famille, qui lui révèlent que plusieurs de ses membres étaient engagés depuis de longues années dans une procédure de récupération du Stradivarius disparu. Poursuivi par la police allemande qui le croit impliqué dans le meurtre de sa sœur et par de mystérieux tueurs, Sacha part poursuivre ses recherches en Russie avec l'aide de son employeur, afin de trouver les responsables de toutes les morts qui ont jalonné la vie de sa famille et de mettre au jour les vérités enfouies depuis deux générations.

"Dans son esprit, les choses commençaient à se mettre en place comme les pièces d'un puzzle qui auraient été mal assemblées pendant toutes ces années. Le violon était la clé de tout. Non seulement pour son propre avenir […] mais aussi parce que c'était avec lui que tout avait commencé. Il fallait qu'il comprenne l'histoire de sa famille. C'était le seul moyen qui reliait ces événements apparemment dénués de sens."

Roman noir passionnant à la construction virtuose, Le Violoniste est un polar original, tendu, documenté qui happe le lecteur dès les premières pages et maintient le suspense jusqu'à la dernière ligne. Passé et présent s'entremêlent habilement, les récits d'Ilja, sa femme Galina et Sacha s'entrecroisent et se répondent, les personnages évoluent dans l'Histoire et dans leur histoire. La quête de Sacha vient mettre le point d'orgue à ces destinées à jamais liées par l'inestimable Stradivarius et ravagées par l'inhumanité d'un régime totalitaire.

UN POLAR VIRTUOSE
Mechtild Borrmann est née en 1960. Elle vit à Bielefeld, dans le Rhin inférieur. Après une formation en thérapie par la danse et le théâtre, elle s’est lancée dans la restauration. Elle se consacre désormais à l’écriture. Ses cinq livres publiés en Allemagne ont été salués par la critique. Rompre le silence, son premier roman traduit en français paru aux Éditions du Masque en 2013, a obtenu le prix du meilleur roman policier en Allemagne (Deutscher Krimipreis, 2012).
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"JE NE SUIS JAMAIS LES TENDANCES..."

2 Décembre 2014 , Rédigé par Vanille LN

"JE NE SUIS JAMAIS LES TENDANCES..."
Aujourd'hui, les filles peuvent aller à la fac, faire le tour du monde, choisir de se marier ou pas, d'avoir des enfants ou pas. Elles peuvent créer leur entreprise, filmer, naviguer, écrire, discourir au même titre que les garçons. Tout dépend de leur talent et de leurs ambitions. Même si l'égalité des sexes n'est pas gagnée dans certaines régions du globe, il n'est plus question en Europe, aux Etats-Unis et dans pas mal de pays d'interdire aux filles l'accès à des droits et libertés autrefois réservés aux hommes. 

À travers ces 50 histoires, nous vous invitons à embarquer pour de véritables aventures, épiques, courageuses, parfois tragiques ou scandaleuses, qui nous font traverser cette nouvelle aire de l'émancipation féminine que fut le XXème siècle. Cinquante récits de femmes qui ont souvent refusé les modèles d'existence qu'on leur imposait. Elles ont pris leur envol, conservé leur liberté, parfois au prix de moqueries, de violences ou de condamnation. De Berty Albrecht à Virginia Woolf, de Simone de Beauvoir à Nina Hagen en passant par la vie de Coco, d'Albertine, d'Ariane ou de Marguerite, les itinéraires de ces femmes de notre époque étonnent, intriguent, bouleversent, passionnent.

Il est question de travail, d'amour, de lutte pour défendre ses idées et choisir sa destinée. Elles se sont illustrées ou poursuivent leur carrière dans les domaines des arts, des sciences, de la mode, de la littérature, de la politique, du sport. Elles ont dirigé, innové, défriché, résisté ou créé, cheminant avec leurs fragilités, leurs doutes, leurs problèmes sociaux vers le cap qu'elles s'étaient fixé. Parfois devenues bien malgré elles divas, icônes, symboles, elles n'ont pourtant rien de "surhommes", ni de super héroïnes dotées de pouvoirs magiques. Elles sont simplement des personnes décidées à vivre suivant leurs idéaux, leurs paradoxes, leurs objectifs, quel qu'en soit le prix à payer...

Il était une fois 50 femmes, libres, insoumises, créatives, quel que soit leur talent, leur domaine de prédilection ou leur milieu social, 50 femmes aux destins singuliers, aux parcours fascinants, aux caractères affirmés. Aucune d'entre elles n'a fait ce qu'on attendait d'elle. Chacune a accompli ce qu'elle voulait vivre, librement, entièrement, absolument. Elles ont marqué l'imaginaire collectif, fait avancer la cause des femmes, fait évoluer notre société contre les préjugés, les intolérances, la bêtise, parfois victimes du monde ou de l'époque dans laquelle elles vécurent... Icônes de la mode, écrivains, philosophes, artistes, elles ont toutes en commun d'être femmes et d'avoir dû lutter pour réaliser leur rêve ou mener leur combat, allant à l'encontre de ce que la société voulait leur imposer, au risque de choquer, de déranger, d'être malmenées. Toutes ont su s'imposer, faire bouger les lignes, faire avancer la cause des femmes et donc de l'humanité tout entière. Malgré l'éclectisme des personnalités présentées, l'alchimie fonctionne à merveille, les portraits sont magnifiques, à l'image de leurs modèles, rendant hommage aux femmes, pour leur beauté, leur intelligence, leur courage et leur détermination. Les photos qui les illustrent sont superbes, signifiantes, symboliques, accompagnant des textes concis et des références qui donnent envie de découvrir davantage encore ces personnalités d'exception. La force du livre réside aussi dans ce qu'il rend possible l'identification de la lectrice : ces femmes aux destins particuliers, loin d'être intimidantes ou distantes, sont des exemples de juste ambition et de persévérance. Elles nous prouvent que dans une société encore dominée par les hommes, même si cela demande beaucoup d'efforts et de détermination, les femmes peuvent inventer leur vie, s'imposer, et conquérir le monde !

Car comme le disait Goethe : "la femme est l'unique vase qui nous reste encore où verser notre idéalité."

LES AUTEURS :

JO WITEK écrit des romans, albums, ouvrages documentaires pour la jeunesse (Peur express, Un jour j'irai chercher mon prince en skate, Journal sentimental d'un garçon presque parfait, Le Ventre de ma maman...). Elle a auparavant été journaliste culturelle, lectrice, scénariste pour le cinéma. Ses albums sont traduits aux Etats-Unis, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne. Elle a reçu pour ses romans destinés aux adolescents une vingtaine de prix littéraires francophones.

PHILIPPE GODARD est le créateur et le directeur de plusieurs collections documentaires pour la jeunesse chez Autrement, Syros et La Martinière Jeunesse. Il est notamment l'auteur d'Une poignée de riches, des milliard de pauvres, de La Toile et moi et des Grandes villes du monde racontées aux enfants.

MERCI aux Editions LA MARTINIÈRE JEUNESSE et au site BABELIO de m'avoir offert ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique !
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