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SOIS MAIGRE ET TAIS-TOI

25 Avril 2016 , Rédigé par Vanille LN

SOIS MAIGRE ET TAIS-TOI
"À 17 ans, en pleines révisions du bac, Victoire fait du shopping à Paris, quand elle est repérée par un chasseur de mannequins. Engagée par l'agence Elite, elle mesure 1,78m et pèse 56 kg. Trop grosse ! Ou pas assez maigre. Elle va perdre 9 kg en ne mangeant que trois pommes par jour, afin de répondre aux exigences tyranniques des maisons de couture. 

En septembre, elle atteint la taille 32, sésame indispensable pour briller lors des castings, et participe avec succès à sa première fashion week à New York. Avec Milan et Paris, elle enchaîne vingt-deux défilés pour les plus grands créateurs : Céline, Alexander McQueen, Miu Miu, Vanessa Bruno… Elle entre dans le Top 20 des mannequins les plus demandés.

Mais derrière la soie et les paillettes, Victoire découvre un système inhumain : des adolescentes que l'on prend pour des femmes sont traitées comme des objets. La sélection est impitoyable et la maigreur devient une obsession. Elle est emportée dans la spirale de l'anorexie. Sept mois après ses débuts fracassants, elle fait une tentative de suicide et passe des podiums à l'hôpital."

Devenir mannequin est un rêve pour beaucoup de jeunes filles. Devenir top model, encore plus. Les voyages, les podiums, les photos, la célébrité, les grands couturiers… Alors, même si ce n'était pas a priori celui de Victoire, elle finit par y croire. Et par se dire que si elle refuse d'essayer, elle risque de le regretter toute sa vie. Elle a eu la chance d'être repérée dans la rue par un type qui travaille pour Elite, une des plus prestigieuses agences de mannequins, elle ne peut pas la laisser passer. D'autant qu'après son échec au concours d'entrée de Science-Po, elle n'a plus rien à perdre et tout à prouver.

Dès la première visite à l'agence, le décor est posé : Victoire se sent comme une vache dans une foire à bestiaux. Elle doit déambuler juchée sur des talons de 18 cm, elle est scrutée de la tête aux pieds puis mesurée : 86-62-91. Le verdict est sans appel : 91, c'est beaucoup trop. Pas plus de 88. "Pour les défilés, il faut rentrer dans du 32-34." La méthode sera aussi simple que le jugement est lapidaire : manger 3 pommes par jour, en lieu et place des 3 repas habituels.

"Tous ces gens m'ont choisie, évaluée, mesurée, programmée, sans jamais me demander mon avis. Mais c'est peut-être mieux comme ça. Je ne suis pas sûre d'avoir un avis. Mon existence est en train de s'emballer, sans que je ne l'aie vraiment décidé. Et alors ? Si ça se trouve, c'est ça, la vie ? Se laisser guider et la laisser décider à ma place ? Me laisser porter là où elle me mène ? Je n'ai rien à faire finalement, à part ce qu'on me dit de faire, à la perfection, pour être la meilleure. Et arrêter de manger. Immédiatement."

Tout s'emballe effectivement, à une vitesse folle. New York, la séparation avec ses parents, ses frères, ses grands-parents, ses amis, les castings, les défilés, les photos. Très vite, il faut apprendre à "jouer avec son corps" comme une femme alors qu'on n'est encore qu'une jeune fille et qu'on vous impose d'avoir un corps de petite fille… Avec l'angoisse au creux du ventre "qui exige que je sois la meilleure, tout le temps. Pour qu'on me choisisse, qu'on m'aime et qu'on me garde." Et dans le monde de la mode, l'exigence de perfection est synonyme d'obsession de la maigreur. Être plus maigre, toujours plus maigre. Pas mince, non, maigre. Skinny. Pour pouvoir, alors qu'on mesure 1,78m, rentrer dans du 32. Donc du 12 ANS…

Alors "on n'invite pas un mannequin à manger". Un mannequin ne mange pas – même s'il y a des buffets pantagruéliques en backstage. Et si certaines se risquent à ingérer davantage qu'un Coca light ou un demi-yaourt 0%, elles se font vomir ou prennent des laxatifs. Peu importe qu'elles se détruisent, physiquement et psychologiquement, du moment qu'elles sont de parfaits cintres pour les vêtements de haute couture. Car non seulement un mannequin ne mange pas, n'a pas de hanches, de fesses, de seins mais elle n'est pas non plus censée penser, réfléchir ni même parler. Sois belle, maigre, et tais-toi. "Les agences font tout pour que tu penses qu'elles sont ta famille, parce que c'est dans leur intérêt. En réalité, c'est une vaste comédie dans laquelle chacun joue un rôle. […] Rien de tout ça n'est ni vraiment réel, ni vraiment sérieux. Ne l'oublie jamais."

Au fur et à mesure que la carrière de Victoire décolle, elle s'enfonce dans l'anorexie mentale. Elle n'a plus de force, plus d'envie, plus de sensations. "Je me sens de plus en plus absente de tout, et même de mon corps. […] J'ai tout le temps froid, j'ai tout le temps mal, je suis de plus en plus légère, de moins en moins consistante. En fait, j'existe de moins en moins." Le milieu de la mode, c'est la guerre. Une guerre sans merci et sans pitié. "On se fait traiter comme la SPA n'accepterait pas qu'on traite des animaux et tout le monde ferme sa gueule…"

En bon petit soldat, Victoire s'applique à ne pas prendre un gramme. Et même à continuer à en perdre, encore et encore. Plus elle maigrit, plus elle a de succès, plus on la trouve bonne, belle, canon. "J'ai bien compris ce qu'on attend de moi : je dois être une jeune femme fraîche et jolie, sans humeur, sans besoin, sans autre envie que de convenir au désir de ceux qui me choisissent, et surtout sans stress. […] Nous, on doit seulement être de 'bons cintres', comme dit Karl Lagerfeld. Maigres, efficaces, marche conquérante et regard qui tue." Décharnée, désincarnée, déniée. Jusqu'à se sentir vide, creuse, triste, transparente, absente au monde et à soi-même.

Victoire apparaît de plus en plus sur les podiums et les photos. En quelques mois, elle fait partie des mannequins les plus demandés. Sauf qu'elle se sent de plus en plus fragile, épuisée. Comme si elle était "en train de disparaître" à cause de "ce jeûne sans fin qui avait épuisé mon corps et mon cerveau. […] Il ne restait plus rien de moi que ce corps presque vide qu'ils trouvaient si parfait"

En refermant ce livre plein de lucidité, de pertinence et de justesse, on se surprend à rêver qu'il aide à résoudre toutes les questions qui le sous-tendent : pourquoi faut-il désormais que les mannequins soient aussi maigres, faméliques, décharnées ? Pourquoi les créateurs qui prétendent sublimer la femme s'acharnent-ils à en effacer toutes les caractéristiques sur celles qui portent leurs vêtements ? Pourquoi tout le monde est complice de cette absurdité, pourquoi une telle omerta continue de régner ? Vu de l'extérieur, tout ça semble tellement inepte et incompréhensible !! Surtout quand on sait que les photos sont désormais retouchées, non pas pour gommer quelques petites imperfections mais pour rendre les filles humaines, leur rajouter les courbes et les arrondis qu'on leur interdit d'avoir : "voilà donc comment ça se passe : nous, on perd des kilos et des kilos pour qu'ils nous choisissent…et qu'ils puissent nous en rajouter à leur gré."

En tant que femme, je ne me reconnais évidemment pas dans ces "cintres" tristes et osseux que je vois défiler sur les podiums ou qui peuplent les pages des magazines. Elles ne me font pas rêver, elles ne me donnent pas envie de m'identifier aux marques qu'elles représentent, elles ne mettent pas en valeur le vêtement, contrairement à ce que semblent croire les créateurs. Les tops models des années 90 étaient minces, sublimes, féminines, sculpturales. Elles faisaient du sport, mangeaient frugalement sans pour autant s'affamer ni se mettre en danger de mort, elles souriaient. Elles donnaient envie de leur ressembler, elles inspiraient les femmes et les créateurs, elles étaient simplement belles. Que s'est-il passé pour que l'on impose peu à peu aux mannequins de maigrir de plus en plus, pour qu'on leur impose des normes inhumaines et délirantes ? Et pourquoi ?!? Combien faudra-t-il de filles mortes en backstage, combien faudra-t-il de filles détruites pour qu'on réagisse ? Et combien faudra-t-il de livres, de témoignages, d'articles pour que les gens comprennent enfin que non, on ne peut pas manger normalement et rentrer dans du 32 ? Aucun être humain d'1,80m n'a un métabolisme qui lui permet de pouvoir se nourrir correctement et de s'habiller en taille 12 ans. C'est biologiquement impossible. Et faire croire le contraire est dévastateur non seulement pour les mannequins mais aussi pour toutes les jeunes filles qui s'identifient à elles.

La "loi contre l'anorexie", évoquée dès le début du livre, était une bonne idée. On aurait aimé y croire, on aurait aimé penser que cela pouvait (enfin !) changer les choses. Mais peu importe le poids des filles à leur embauche puisque c'est après qu'on leur impose de maigrir. Et qui peut croire qu'un inspecteur du travail va aller peser les filles en coulisses des défilés et interdire que les mannequins maigres montent sur le podium ? Il suffit de visionner les images des dernières fashion weeks pour constater que les filles sont de plus en plus jeunes et de plus en plus maigres…

Ce journal n'est pas seulement le témoignage fort et bouleversant d'une jeune top model qui a frôlé la mort. C'est un morceau de bravoure, la preuve d'une détermination et d'un courage immenses. Car il lui en a fallu du courage pour dire non. Pour dire stop. Pour écrire ce livre et dénoncer un diktat aussi absurde que destructeur. Pour combattre cette salope d'anorexie. Pour recommencer à vivre et à faire des projets.

On ne peut que souhaiter à cette belle et intelligente jeune fille "des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns"…

SOIS MAIGRE ET TAIS-TOISOIS MAIGRE ET TAIS-TOI
SOIS MAIGRE ET TAIS-TOI

Victoire MAÇON-DAUXERRE a 23 ans. Elle a été top model de l'agence Elite pendant 8 mois.

Après avoir quitté le mannequinat, elle a suivi des cours de philosophie à la Sorbonne, des cours de théâtre au Cours Florent et fait une licence d'études théâtrales à Roehampton University à Londres.

Son livre "Jamais assez maigre - Journal d'un top model", écrit en collaboration avec Valérie Péronnet est paru aux Editions Les Arènes le 6 janvier 2016.

EXTRAIT

"Manger.

Manger pour me remplir. Manger pour remplir ce vide. Détester le faire. Le faire quand même. Voir mon corps se transformer même si je le vide après l'avoir rempli. Ne pas le reconnaître. Le haïr. Ne pas me reconnaître. Me haïr. Me sentir si mal. Me sentir si laide. Si vide. Si rien.

Alors j'ai décidé d'écrire tout ça. De revenir une fois pour toutes sur ces huit mois de ma vie suspendus dans le vide. Ce vertige dont je ne me défais pas. Cette peur barbare, sauvage, qui dévore mon corps et mon âme, si j'en ai encore une.

La solitude.

La solitude au milieu des cyniques, des salauds, des égarés, des déglingués. La laideur immonde, squelettique, dégueulasse au milieu de toutes ces beautés. La mort parée de lumières, de fards, de fourrures, de soieries, de strass, de dentelles, de satins, de cuirs fins, et de talons de 18 cm.

La mort qui a bien failli m'attraper."
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ILLUSIONS PERDUES

21 Avril 2016 , Rédigé par Vanille LN

ILLUSIONS PERDUES
Claire est une trentenaire comblée. Diplômée d’une grande école, elle occupe un beau poste dans un groupe agro-alimentaire où elle construit sa carrière avec talent. Avec Antonin, cadre dans la finance, elle forme un couple qui est l’image du bonheur parfait. Trop peut-être.

Soudain, Claire vacille. Au bureau, sa supérieure hiérarchique lui tourne ostensiblement le dos, de nouvelles recrues empiètent sur ses dossiers, elle se sent peu à peu évincée. Après une phase de déni, Claire doit se rendre à l’évidence : c’est la disgrâce.

Elle qui a tout donné à son entreprise s'effondre. Claire va-t-elle réussir à exister sans «briller»?  Que vont devenir ses liens amicaux et amoureux fondés sur un même idéal de réussite?

Satire sociale grinçante, Brillante traite de la place qu’occupe le travail dans nos vies, de la violence au travail – et notamment de celle faite aux femmes, et de ses répercussions intimes.

"Tout privilège suscite chez ceux qui en sont exclus l'envie d'y accéder. C'est la base du marketing, créer le désir de faire partie du club." Le roman de Stéphanie Dupays s'ouvre sur une soirée de cocktail organisée par l'entreprise en clôture de leur assemblée générale au Centre Pompidou. La soirée est emblématique du milieu dans lequel évolue Claire, l'héroïne du livre, et son compagnon Antonin. Dans la multinationale d'agro-alimentaire où elle travaille, la jeune femme est promise à un très bel avenir. Avenir pour lequel elle œuvre sans relâche depuis sa prépa aux écoles de commerce : "Les bons points, les images, les félicitations, la mention Très Bien. Toujours première, toujours la meilleure. Après le bac, il faut choisir, ce sera une classe préparatoire aux écoles de commerce, c'est bien connu, ça mène à tout. […] Elle passe chaque étape de son parcours en athlète professionnelle. Entraînement rigoureux, mental d'acier, condition physique exemplaire, elle ne laisse rien au hasard. Les obstacles n'existent que pour lui procurer le plaisir de foncer et de les dépasser. Claire pense que la réussite est une question de volonté." La soirée au Centre Pompidou est l'occasion pour Claire de savourer non seulement le privilège de faire partie de la crème des cadres de l'entreprise mais aussi son triomphe personnel, le jour même : sa présentation de projet devant les dirigeants de l'entreprise a été qualifiée de "brillante et dynamique. Bril-lan-te." Des adjectifs qui peuvent s'appliquer aussi bien à la présentation qu'à Claire qui a vraiment assuré, en l'absence de sa chef, Corinne, retenue par un souci avec ses enfants. Son compagnon partage son triomphe. L'un et l'autre "travaillent beaucoup ; il se voient comme deux randonneurs de haute altitude. Ils perçoivent leur milieu professionnel respectif comme un Everest qu'on ne gravit pas sans effort. Il faut du souffle, de l'endurance, de la technique, et cette volonté de continuer même les jours où la fatigue vous envahit et qu'il serait si tentant de sortir tôt du bureau, de couper son téléphone pour siroter un cocktail en terrasse." Ils se doivent d'être unis dans la réussite : "l'image qu'un couple projette sur autrui, ça compte beaucoup."

Seulement, le succès, ça crée aussi des jalousies. Claire ne se rend pas tout de suite compte que sa supérieure, empêtrée dans la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, prend de plus en plus ombrage de sa brillante réussite. Le projet prometteur que Claire avait si remarquablement présenté est confié à une nouvelle favorite tandis qu'on lui refile un projet voué à l'échec. "Elle est passée du statut de protégée à celui de rivale à déstabiliser. Claire se remémore toute une série de petits incidents qui, séparément, n'ont pas signification précise, mais qui, mis bout à bout, convergent vers une seule interprétation : sa disgrâce." Aucun cours de management ne l'a préparée à affronter ce genre de situation. Mais elle se souvient des rumeurs qu'elle avait entendues à propos de sa chef à son arrivée dans la boîte : "elle s'entiche d'une nouvelle, la porte aux nues. Et un beau jour, rien ne va plus, l'ancienne protégée commet erreur sur erreur, l'alliée devient une rivale à éliminer. Dynamique, elle devient impulsive ; rapide, elle devient instable. […] Force est de reconnaître que la rumeur recelait une part de vérité."

Cette "placardisation" est d'autant plus violente que Claire ne peut en parler à personne, pas même à son compagnon. L'échec n'a pas sa place dans le milieu où elle évolue désormais. Reconnaître qu'elle est officiellement en quarantaine dans son boulot, pestiférée, bannie, reviendrait à s'exclure de toute relation sociale.

"Difficile d'oser avouer l'échec professionnel quand on est programmé pour réussir. Cacher ce qui dysfonctionne, mettre en valeur ses points forts, positiver comme on le lui a appris. Et d'ailleurs, qui l'entendrait ?" Personne, ni la DRH, ni ses "amis"/relations utiles, ni même son compagnon. Car Antonin aime "tout ce qui brille et Claire redoute cette façon qu'il a de rechercher le succès." Elle craint qu'il ne se soucie pas d'elle au-delà de l'image du couple idéal qu'ils projettent aux yeux d'autrui…

Construit comme un thriller psychologique, on sent au fil des pages l'angoisse monter et le piège se refermer sur Claire. Le rétrécissement de son bureau correspond très exactement à l'effacement de ses tâches et petit à petit de sa présence au sein de l'entreprise. Le portrait d'abord triomphant de l'héroïne s'estompe, laissant apparaître une esquisse plus nuancée sur laquelle figure toujours, en filigrane, la petite provinciale qui rêvait de Paris. Sa mise à l'écart est l'occasion pour Claire de s'interroger sur la valeur de ses ambitions, de ses relations, de son couple. Existe-t-elle en dehors de sa réussite ? A-t-elle une quelconque importance aux yeux des autres, pour elle-même et non pour ses succès professionnels ? Peut-on vraiment vivre en gérant son couple, sa famille, toute son existence comme une entreprise du CAC 40 ? Au creux de la vague, elle en vient à remettre en question cette course effrénée à la performance qui interdit de montrer le moindre signe de tristesse, de colère, d'indignation, encore moins de faiblesse. Aucun signe d'humanité, en somme.

Dans son premier roman, Stéphanie Dupays décrit avec subtilité, précision et finesse l'univers sans concession des grandes entreprises, monde tout à la fois violent et feutré, où l'on élimine sans trace, où l'on écarte sans cris, où l'on combat sans affrontement. Tout y est jeux de rôle et d'ambition, rythmés par une sémantique et des codes bien établis. L'écriture est élégante, efficace, ciselée. À travers ses personnages, l'auteure dresse le portrait de ces nouvelles ambitions créées et valorisées par une société qui veut faire croire que le bonheur réside dans la réussite sociale c'est-à-dire professionnelle, et que tout n'est question que de volonté. La démonstration est réussie, implacable, critique sans jamais tomber dans la caricature.

Un premier roman juste et percutant.

Extrait

"Elle en a assez de cette course à la performance. Dans quel but ? Pourquoi ne pourrait-on pas juste agir par goût du travail bien fait, sans vouloir écraser l'autre ? Jusqu'ici, elle a accepté la pression sociale, elle a joué le jeu de la compétition. S'il n'y avait pas eu cet incident, elle aurait continué sans se poser de questions à vouloir le meilleur job, le plus beau mec, le plus bel appartement. Mais est-ce vraiment son désir ? Au fond, que veut-elle vraiment ? Qui est-elle vraiment ?"

ILLUSIONS PERDUES

Stéphanie DUPAYS est haut fonctionnaire dans les Affaires Sociales.

Brillante est son premier roman.

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